Jacqueline GUEUX - 2016

plasticienne

Titre générique : music Jacqueline GUEUX

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Œuvres présentées dans l’Espace Saint Louis à Bar-le-Duc du 12 mars au 17 avril 2016J Gueux
week-ends et jours fériés de 14h30 à 18h30
Prendre la pose Résultat de performances mises en scène,

Présentation de music

L’Esprit de son travail, c’est le jeu. Il s’agit d’une forme de poésie active qui témoigne de la fragilité entre les choses et les êtres, de la difficulté à s’entendre, à s’écouter, tout en laissant la part belle à l’humour et à l’espièglerie.

A l’espace st Louis, elle présente plusieurs de ses dernières pièces, une série de photographies, prendre la pose, réactivation.

Les photographies sont des instantanés de performances où elle se met en situation de poser avec chacune de ses sculptures réalisées sans modèle dans les années 1964/ 1972. Des improvisations au piano, jouées chaque jour depuis 2014: série ininterrompue…et aphorismes, qu’elle nous invite à écouter.

Deux vidéo projection sont mises en scène: Istanbul 1. 1,25m en boucle, filmée dans le port d’Istanbul le 28 avril 2005. Rub the floor / clean memory- Effacer le plancher/ Essuyer la mémoire, Filmage d’effacement des textes lors de la désinstallation de one week, un texte par jour, exposition duo Jacqueline Gueux et Michaël wittassek, jeter la terre au ciel organisée par cent lieux d’art,Liessies 2003.

« Ce qui m’intéresse, dit elle, c’est l’histoire du déplacement ». Non pas la chose, mais le mouvement par lequel elle se rend inadéquate à elle- même et disjoint son identité. « Effacer le plancher, Essuyer la mémoire », a-t- elle écrit dans une installation. Et tout à coup, le chiasme stylistique a subverti la trivialité du geste ménager pour lui insuffler l’envergure d’une métaphore. Dans un essai récemment paru sur le cinéma burlesque, Emmanuel Dreux insiste sur la
valeur fondatrice du geste dans l’esthétique burlesque, sur sa fonction constitutive de l’essence même du genre. Et il en définit la puissance existentielle.

Christiane Vollaire. L’écart burlesque, extrait du texte Graviter sur l’œuvre de Jacqueline Gueux, Une sculpture de l’idée édition Snoek et cent lieux d’art 2008.

« Je pense que le travail de l’artiste, c’est d’essayer de vous aider à profiter de la vie malgré cette triste vérité. En vous divertissant par exemple. Quand vous allez au cinéma voir un Fred Astaire ou Amarcord de Fellini, vous échappez à la réalité pendant deux heures. C’est comme boire un verre d’eau fraîche sous la canicule : vous allez mieux un court instant. Et puis, vous avez de nouveau chaud, et il faut boire à nouveau. Comme le disait Freud et Nietzsche, nous ne sommes pas faits pour supporter la réalité trop longtemps. »

Propos de Woody Allen recueillis par Anne Michelet pour TELE 7 jours octobre 2015.