Patricia ERBELDING - 2009

Du 12 septembre au 11 octobre 2009

184, rue de Crimée
75019 PARIS

http://www.erbelding.fr/

Vit et travaille à Paris. 

Peinture, sculpture, photographie, vidéo, livres d’artiste.

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Expositions personnelles :

2008
Galerie Art Forum, Anvers,
Galerie Nathalie Béreau, Nuit de la photographie, Paris

Expositions collectives :

2008
Kunstraum Kruzberg, Bethanien, Berlin, “anonyme zeichner N°9“, Larmor
Galerie de l’Hôtel de Ville, “le temps des sirènes“
Hotel Arturo Lopez « Alice » Neuilly sur Seine
Galerie Cyrille Varet, Paris, Artists 4 Life, “Un dessin pour one month of love“
Strasbourg Start avec la Galerie Jacques Levy
Atelier Richelieu, Paris, avec Million et Associés, photographies
Galerie Nathalie Bereau, Chinon “estampes contemporaines“
Galerie Nathalie Bereau, “Opening“, Chinon
Galerie Envied’art, Paris
Médiathèque “L’enveloppe et le peintre“, Issy les Moulineaux
National Art Center, Tokyo
A.I.R. Gallery “Wish you where here 7“, New York
Affordable Art Fair Paris
Galerie Jacques Levy, Paris
O Art Museum, “Poland IEP and Japan“,Tokyo
Art Paris, Grand Palais avec Dessine L’Espoir, Paris
Galerie Christine Thal, “Trait d’union “,Paris
Galerie Envied’art, Paris
Galerie Envied’art, Paris “trésors oubliés “
Nogent sur Marne Maison d’art Bernard Anthonioz (MABA),“Y’a pas photo“
Éditions et ouvrages de bibliophilie
Y’a pas photo, catalogue de l’exposition au MABA, éditions Art InProgress
Hopala ! n°28, artiste invitée
Que reste-t-il ?, livre d’artiste d’après un poème de Serge Gavronsky, coll.Mémoires
Livre en trois exemplaires d’après les photographies d’Eric Coisel, collections mémoires
The CopelandCollection, Puniho Art Press, New Zealand
Il existe une artiste qui séjourne, au calme, près de la place de la Bastille, toujours vêtue de noir, le pinceau entre l’ombre et le ciel.

Patricia Erbelding ne choisit guère la couleur, celle qui envahit les murs d’ici, frénétique, celle qui fouille les yeux trop fort. Dans un espace agencé en forme de carré, je suis allé la rencontrer récemment. Refusant les excès, elle compte ses gestes tel le lissier la laine. L’artiste passe un long temps devant la toile tendue, sur un châssis de bois, enclouée, rencontre par la suite. A l’inverse des autres, elle ne craint pas le blanc qu’elle utilise sans cesse. Elle l’invite à demeurer au silence avant de déployer toutes ses nuances. Certes la toile essaie de crier, mais en dedans. Qu’importe si derrière les doigts du peintre la ville gronde, geint, se désespère de n’être souvent que spectacles inter changés, cette artiste peint la multiple blancheur, d’abord celle des astres, du désert, des gazelles qui ont cessé les grands  bonds. Puis viennent quelques traces resurgies brûlées de la nuit des temps, ocre et fauve ensemble. Un être très rapide pourrait penser que les tableaux de Patricia Erbelding refusent de s’offrir. Erreur. Dans le tréfonds, affleure une étendue liquide, tombée pour le pinceau, de l’épaisseur des gouttes de rosée, fébrile quand on se hisse de ce côté. Pareilles au bambou, brun une fois qu’il est mort, l’artiste dans son silence trace ainsi des lignes étroites en guise d’épaule, en guise de genou. Pour le regard attentif, cette chair fut intense et, désormais sans l’ombre, son détachement déroute, fascine. La toile lente commence comme face à l’incendie une forêt s’affirme immense… 

Quel piège réside ici que le peintre devine ? La nuit est survenue pendant notre entretien, affrontant les toiles blanches de Patricia Erbelding. J’ai quitté l’endroit rare en laissant sur ces murs vibrer une lumière. Il s’y mêle un secret.

Pierre Marc Levergeois