Sabine POCARD – 2008

Peintre du 1er mars au 6 avril 2008

15 rue MolitorPOCARD01 160
54000 NANCY

06 88 42 33 16

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Biographie

Diplôme national supérieur d’expressions plastique
Arts décoratifs de Strasbourg
Ecole des Beaux Arts de Montpellier
Formation en Art Thérapie à l’Inécat à Paris
Formation en infographie Ecole Brousse de MontpellierPOCARD02 160
Gravure à l’Estampe du Rhin de Strasbourg

 

Expositions (sélection)

2007 :
Socles et cimaises – Galerie d’art actuel de Nancy
Galerie du Philosophe – Ariège

2006 :
La Douéra – Malzéville
Galerie Aurore à Tullins
Association Art en VracPOCARD03 160
Galerie Cepagrap – Saint Dié des Vosges.

2005 :
Aratata – La Miac – Pul’Art – Le Mans
Association culturelle de rencontres pour l’art contemporain – Nancy

2003 :
Galerie Ovadia – Nancy

Or, que peint Sabine Pocard ? Des êtres, entre autres. Des êtres au plus près du silence. De leur silence. Dans des drapés de couleurs POCARD04 160sensibles. Dans des voiles de chair froissée. Au fond d’yeux si présents qu’ils nous échapperaient pour de bon. De fait, ces êtres plongés en eux-mêmes, ces visages en tumulte, ces corps tremblants dans leur gangue d’ombres et de lumière, tous ces regards donc – puisqu’ils ne sont que regards – livrés à notre propre interrogation, c’est-à-dire à notre silencieuse conversation, que font-ils, en vérité ? Que deviennent-ils ? Ils se livrent lentement. Ils se donnent dans cette patience que savent offrir les images quand on désire les creuser comme pour en magnifier la portée. Ils s’offrent comme dans le mot caché sous la langue, le mot qu’on cherche afin qu’il atteigne jusqu’aux sentiments qui nous habitent et nous désignent, sentiments dont nous sommes au fond responsables. 

L’exigence de Sabine Pocard c’est un silence dans lequel le travail s’accomplit au plus haut point. Nul ne sait l’effort consenti dans le creuset du mystère de la création. Son travail, sa mission en quelque sorte, ce serait les mots de la peinture, tous les pauvres maux de ce qui doit être peint à tout prix, à jamais, comme pour en finir avec eux, les infirmer, les dissiper une fois pour toutes au plus loin de nos âmes. C’est l’évidente volonté de creuser à l’infini – vers l’infini – ce que la peinture tente vainement de nous révéler. A l’évidence, une image ne suffit pas, car, cherchant avant tout à nous montrer le visible, la peinture prend le risque de la dérober à notre vue. Il faut donc le dialogue. Il nous faut effectivement entamer le dialogue avec la seule chose qui vaille la peine d’être quand l’essentiel nous hante à ce point : approcher la vérité. Et puis la comprendre, fût-elle déjà en nous ! Qu’elle nous porte à percevoir davantage le silence – tout ce silence déployé par Sabine Pocard pour mieux aborder sa propre vérité. 

L’instant, donc, où la peinture, sans voix – la voix de sa peinture –, nous précise le cheminement à accomplir pour être entendue. 

Texte de Christian Birgin