Claude CHAMPY

céramiste, du 3 mars au 9 avril 2007

 

Coordonnées :

Claude Champy
18, rue François Coppée
78370 Plaisir

Tél.: 01 30 54 10 44

Parcours :

Né le 12 septembre 1944

Ecole des métiers d’art – Paris (1964-1968)

1976 : Diplôme d’honneur (Vallauris)
1986 : Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres.
1988 : Grand prix du Musée Suntory, Tokyo, Japon.
1996 : Bayerischer Staatspreis, Allemagne.
1997 : Premier prix Sydney Myer Found, Australie.

Il donne naissance à des lieux de connaissance individuelle, à des plages d’immobilité paisibles, libres de toute interprétation, des lieux où se collectent les forces intérieures et les images personnelles.

Les émaux que Champy projette, étale, verse et fait goutter de façon éruptive, parfois presque furieuse sur les œuvres dégourdies, muni de louches et de gros pinceaux, soulignent la beauté brute des créations non-intentionnelles, de ce qui a poussé naturellement, du hasard amorphe. Le feu, enfin, créateur ancestral et puissant, clôt la boucle vers l’éternel. Champy confie ses œuvres aux flammes, qui les achèvent – ou les détruisent. Il n’aime guère mettre lui-même la main à la pâte, préférant assister au processus, plusieurs heures durant, immobile, calé dans un vieux fauteuil tandis que d’autres cuisent pour lui. D’aucuns pourraient y voir de la paresse. En réalité, cela s’inscrit dans une démarche consistant à s’en remettre entièrement aux autres et à se placer en retrait du processus de création, s’interdisant toute influence sur le résultat, pour accepter ce qui se produit.

Champy démontre que masse et agilité ne s’excluent pas, à l’instar de la puissance et de la gracilité. Indomptables mais maniables, monolithiques et pourtant polymorphes, ses créations illustrent qu’il existe quelque chose comme une force douce. D’ailleurs, ne dit-on pas que les éléphants dansent…

Gabi Dewald

… 30 ans que je manipule des tonnes de terre, des briques réfractaires, des stères de bois… Je ne me suis aperçu de rien ou presque. De plus en plus difficile de quitter mon atelier le soir venu. Lieu de rencontre de gens, d’émotions de paysages entrevus, de choses entendues, de rêveries. Il me faut essayer de faire des pots de tout cela. C’est certainement mon « fabuleux destin ».

Claude Champy